En famille – en Eglise… accueillir les vocations !

26 mars 2009

Pour que nos jeunes entendent la voix de Jésus, le témoin fidèle (Cf. Ap 1,5 et 3,14), il ne suffit pas de faire résonner à leurs oreilles les paroles de son Evangile. Il faut encore leur permettre d’écouter le témoin intérieur qu’est l’Esprit Saint (Cf. Jn 15, 26).
De même, pour que des vocations sacerdotales et religieuses puissent germer et grandir, il ne suffit pas de rappeler que la moisson est abondante et que les ouvriers sont peu nombreux (Cf. Luc 10, 2). Il est indispensable de cultiver une terre et de favoriser un climat qui permettra aux jeunes de se rendre disponibles au Christ et à son Eglise, quel que soit l’état de vie qu’ils choisiront une fois parvenus à l’âge adulte.

En famille

La famille chrétienne est le premier lieu de l’apprentissage de la vie chrétienne, tant pour la prière que pour la marche quotidienne à la suite du Christ, selon son exemple (Cf. Jn 13, 15) et par la pratique du commandement nouveau (Cf. Jn 13, 34) qu’Il nous a donnés.

Des parents qui prient pour fortifier le lien qui les unit et pour que leurs enfants soient réellement éclairés par le Christ ne seront pas surpris que le Seigneur les appelle tous à la sainteté ; ils se réjouiront que certains choisissent de suivre le Christ comme prêtre ou comme religieux/se. Des parents qui rassemblent leurs enfants pour un temps quotidien de prière familiale créent un climat
où Jésus est proclamé Seigneur et Maître (Cf. Jn 13, 14)
et où leurs enfants apprennent à vivre en présence de Dieu.
Accueilli silencieusement, le Saint Esprit peut témoigner intérieurement au cœur des jeunes, parler et faire reconnaître sa voix qui appelle.

Par ailleurs, des parents qui sont généreux dans la transmission de la vie donnent à leurs enfants l’occasion de mettre en pratique, dès leur plus jeune âge, la charité fraternelle. Les qualités données aux différents membres de la famille sont reconnues comme des dons de Dieu. Les faiblesses et les défauts de chacun sont une invitation à la compassion, à la miséricorde et au pardon. Aujourd’hui comme hier, la famille chrétienne est le premier lieu d’éveil et d’éclosion des vocations.

En Eglise

Pour aller plus loin, il est nécessaire que l’exemple de vie chrétienne donné par les parents se prolonge autour d’eux et tout particulièrement en Eglise. Quand les parents montrent à leurs enfants le chemin de l’Eglise, tant par leur participation à la messe dominicale que pour l’éveil à la foi ou le temps de catéchèse, ils apportent – sans grand discours – une éducation très précieuse aux yeux de Dieu et très bénéfique pour leurs enfants. C’est comme s’ils disaient : « ce que nous t’avons donné, ce que nous te montrons par notre exemple, c’est ce que nous avons reçu de l’Eglise qui est, pour toi comme pour nous, une mère. Elle veut prendre soin de toi et te permettre de goûter personnellement l’amour que Dieu a pour toi. L’Eglise veut te nourrir et te guider sur le chemin du bonheur. Ecoute-la ! »

Consciente de sa responsabilité, l’Eglise veut permettre aux jeunes d’être accompagnés spirituellement. Que ce soit en paroisse, dans un groupe d’aumônerie, au sein d’un collège ou lycée catholique ou dans le cadre d’un mouvement, les jeunes ont besoin d’être encouragés pour avancer au large : l’engagement personnel à la prière n’est possible que s’il y a des lieux et des temps où le jeune peut prier avec d’autres jeunes qui comme lui, vont s’engager à se donner quotidiennement pour vivre la rencontre avec Dieu. Le discernement de sa propre vocation n’est possible que si un aîné aide le jeune à se poser les bonnes questions, à écouter – extérieurement et intérieurement – l’appel de Dieu ; il s’agit de bien plus qu’une timide invitation. Il s’agit d’une vocation au sens plénier du terme : Suis-moi ! (Mt 9, 9)

Père Michel Berger
Service diocésain de l’Eveil et du Discernement des Vocations