Place aux jeunes !

3 février 2009

Synthèse des propos échangés au cours de la Commission pastorale des jeunes du lundi 14 janvier 2009 à partir de la question :
"quelle place donner aux jeunes
de nos mouvements, aumôneries,établissements et paroisses
pour qu’ils soient témoins et apôtres de Jésus auprès des plus jeunes ?"

Les freins
- les contraintes administratives (réglementation Jeunesse et Sports) peuvent nous décourager
- Les jeunes peuvent manquer de disponibilité et préférer – génération zapping oblige – un temps fort ponctuel (où je consomme) plutôt qu’un engagement régulier (où je me donne)
- les classes d’âge et de niveau scolaires sont bien marquées : les jeunes ne se mélangent pas spontanément !
- Frilosité et manque de confiance de la part des adultes : on n’ose pas demander, on ne sait pas demander.

Les atouts
- les jeunes sont à l’âge de la générosité (cf. Benoit XVI aux jeunes de France le 12 septembre 2008) : ils peuvent donner beaucoup
- la proximité d’âge, un langage et des codes communs facilitent la communication entre jeunes
- les jeunes osent proposer du nouveau : ils se mettent moins de limites que les adultes…
- il existe une réelle autorité entre pairs : il s’agit d’une autorité de compétence et non pas de hiérarchie…
- l’exemplarité (s’il le fait, je peux le faire)
- la reconnaissance de cette autorité par les adultes
- le témoignage d’un aîné est efficace pour les plus jeunes ; il valorise l’aîné.

Les bonnes pratiques
- commencer par ce que le jeune peut déjà donner (participation active dans le groupe, service, engagement caritatif…)
- favoriser la confiance en soi
- conduire progressivement à la prise de responsabilités et au témoignage de foi
- dire explicitement : « j’ai besoin de toi ; tu as de la valeur à mes yeux… j’ai confiance en toi, j’ai confiance en Dieu qui par toi peut et veut agir. Voilà ce que j’attends de toi, Voilà ce en quoi tu peux m’aider et en quoi tu peux aider l’Eglise. Pour toi, est-ce possible ? »
- pour que les jeunes soient témoins de Jésus, il faut qu’ils L’aient rencontré par des expériences significatives. Le témoignage peut être spontané : il est alors très fort et très puissant, même s’il est un peu confus.
Le témoignage peut être organisé dans le sens où il a été préparé et construit. Ce travail aura fait grandir le témoin qui s’enracine dans son témoignage.
- Le témoignage du pair va trouver une profondeur, une résonance et une validation dans l’attitude et l’enseignement de l’adulte-père (prêtre, adulte confirmé, autorité de hiérarchie…) comme de la communauté-mère (lieu d’enracinement)
- Le témoignage du pair va trouver un prolongement et un relief dans le vivre ensemble. Il répond silencieusement à la question : « prouve-moi que tu vis ce que tu dis. »
- Etre attentif à un climat favorisant l’engagement : encourager les jeunes, les piloter, les guider, les mettre en binôme avec quelqu’un d’expérimenté en respectant l’équilibre entre ’stimuler’ (ce qui porte des fruits) et ’coiffer - contrôler’ (ce qui stérilise)
- Pensons à accompagner le jeune qui s’est engagé… il ne peut donner gratuitement que s’il reçoit gratuitement.